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    Guy SEMBIC
    Au pays des guignols gris Livre 2
    La Traversée

    NotoriétéPopularitéPalmarès
              



    Commentaire de Antoine :

    Dans la première partie du roman, nous avions une vision aérienne, disons géopolitique, du pays des guignols gris. Ici, nous entrons dans le vif du sujet en nous intéressant au cas d'Eridan, et à son voyage initiatique qu'il fait à vélo (en avalant les kilomètres à une cadence remarquable).

    Le monde que s'est imaginé Guy Sembic est toujours très concret, précis (dans la topographie des lieux, le vocabulaire pour les moyens de transport, etc.) ; il n'a rien a envier sur ce point à un auteur pourtant réputé pour cela : Maurice G. Dantec (la comparaison est flatteuse bien que par ailleurs ce dernier ne plairait pas sans doute à Guy). "Le Pays des guignols gris" c'est d'abord un univers, une atmosphère propre à son auteur, et il mérite d'être lu pour ce seul critère.

    L'aspect philosophique en serait selon moi la seconde raison : il existe bien une sagesse très particulière dans ce livre. Eridan (dont Guy Sembic-Yugcib avoue qu'il lui ressemble) ne peut exister qu'en allant au contact des autres, en les acceptant comme ils sont et en les considérant toujours comme des individus importants, capables de nous enrichir. Eridan préfère les Auberges de Jeunesse, les marginaux souvent, les atypiques, et nous faisons connaissance avec certains d'entre eux qui attirent notre attention et prennent vie sous nos yeux. Je rappelle la trouvaille de Guy Sembic qui résume bien cette attitude au monde : "s'exister les uns les autres", ou l'altruisme posé comme élément fondateur de la constitution du moi (jamais figé, toujours en éveil et à l'écoute).

    Le style est puissant, poétique, singulier, déjà repéré par plusieurs lecteurs, nul besoin d'y revenir ici.

    Je ne résiste pas enfin à vous donner en exemple ce passage, à la fois projet littéraire de tout le roman selon moi, projet philosophique, et qui vous donnera une idée du style.
    C'est Eridan qui parle, bien sûr : ["Cela me vient de tous ces visages que j'observe. Depuis mon enfance, je passe en effet des heures à essayer de capter des ondes, sur les traces des regards, j'étudie les comportements, les gestes, je regarde comment les gens sont habillés. Je suis à l'affût de toutes leurs expressions, j'écoute ce qu'ils racontent entre eux, dans les cafés, les lieux publics, les gares, les files d'attente aux guichets des Messageries Planétaires, j'enregistre tout cela dans ma mémoire vive, puis je me sers de ma mémoire comme d'une caméra, et j'essaye de restituer sur un écran imaginaire, dans une mise en scène de mon invention, les fragments de la réalité invisible de tous ces visages."]

    Quand je pense que l'aventure se poursuit dans le livre 3, quel enrichissement en perspective !

    Son évaluation :
    Réponse de l'auteur au commentaire de Antoine :

    A dire vrai, si le personnage d’Eridan selon mon aveu, me ressemble, je tiens à préciser qu’il est en réalité, ce personnage d’Eridan, idéalisé.
    Eridan est l’image même de l’être que j’aspire à devenir, réalisant ce voyage que j’aurais tant aimé faire…
    Je me suis inspiré de mes randonnées effectuées en vélo durant les années de ma jeunesse à travers la France, et, accessoirement, dans des pays limitrophes…
    Mais dans mon livre j’ai imaginé un voyage d’une tout autre envergure si je puis dire… La traversée de tout un continent, et cela dans un contexte géographique particulier, celui de la Terre dans un million d’années (d’où ces paysages que je décris, ces lieux, ces villes…)
    Dans ce voyage (qui me paraissait fabuleux) j’ai imaginé aussi un contexte relationnel, avec des rencontres, une atmosphère, des personnages effectivement atypiques…
    Les lieux « mythiques » que je décris ( La porte de l’Ouest, la Grande Fracture, le Désert Absolu…) sont en quelque sorte des lieux qui nous renvoient à des évènements historiques, au passé de cette Terre ayant subi durant ce que j’appelle ER-2 ou « la nuit des temps », de profonds bouleversements.
    Ce que je peux dire, aussi, de ce livre, du temps durant lequel je l’ai écrit, ( du 5 Mai 2001 au 26 janvier 2002 dans sa première version en un seul livre de 450 pages), c’est que j’ai vraiment vu dans mon esprit, (comme avec de vrais yeux) tous ces paysages, ces villes, ces pays ; et que j’ai « vu » aussi les personnages dont je parle, que j’ai approché ces personnages et que j’ai vécu avec eux, que j’ai ressenti ce qu’ils ressentaient, qu’ils m’ont ému et émerveillé, étonné parfois…
    Je reconnais avoir, disons, « quelques connaissances » en matière de géographie, d’astronomie, de « sciences de la vie et de la Terre », et un peu d’Histoire (Monde et Civilisations)… Il m’a paru bon, pour illustrer ces « visions géographiques », d’établir 3 cartes détaillées en couleurs (qui ne sont pas présentes dans le PDF)… J’ai même le projet de réaliser un « Globe Terrestre » assez conséquent et assez détaillé, avec le positionnement adéquat des pays, des villes, des régions géographiques, des chaînes de montagne, des déserts, des côtes, par rapport aux lignes de latitude ; et de faire ressortir en outre le relief des paysages, avec les cours d’eau, les forêts, ces grands espaces continentaux et l’ancien bassin méditerranéen devenu le « Grand Bassin Dépressionnaire », les laves solidifiées et le désert vitrifié entre l’ « Ibérie » et « la chaîne du Kalaharidji » ( plus hautes montagnes de la Terre dans la partie Equatoriale du Grand Continent)…



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