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    Guy SEMBIC
    Au pays des guignols gris Livre 1
    Le monde désuni

    NotoriétéPopularitéPalmarès
              



    Commentaire de Georges :

    Guy Sembic paraît suivre la même quête que moi : comprendre notre univers pour y installer durablement notre existence. Mais je privilégie l’approche rationnelle alors que Guy préfère la connaissance intuitive, celle des poètes. Nous voyons les mêmes choses parfois. Et parfois nos chemins divergent.


    La première partie de la trilogie met en place le décor : la terre dans un million d’années, après que des bouleversements géologiques imprévisibles (« Nous sommes peu de chose, quand même.) aient failli éradiquer l’espèce humaine. Pendant une vingtaine de millénaires, cette nouvelle humanité connaît une histoire aussi chaotique que la nôtre. Cette période s’achève quand, ayant découvert l’existence d’une civilisation extraterrestre avancée, les hommes, d’une manière un peu trop miraculeuse à mon goût, décident de cesser les guerres, d’abolir les frontières et de s’aimer les uns les autres.


    Cette première partie m’a plutôt ennuyé. Elle est pourtant indispensable si l’on veut apprécier la suite. Et la suite vaut la peine que je me suis donnée jusqu’ici.. L’ennui vient de ce que c’est un cours d’histoire-géo sur un monde en grande partie imaginaire. Et il n’y a pas les Trois Mousquetaires pour faire passer la potion. Courage ! Les deux autres parties se méritent.


    Elles sont bâties autour du héros, Eridan, dont la quête est le thème central du roman. D’autres personnages rencontrent son chemin. La plupart sont attachants et d’un caractère affirmé.


    Tout au long du récit, je me suis demandé ce qui allait leur arriver, surtout à Eridan et sa bien-aimée Tayguète. Et j’ai fini par savoir, ce qui m’a permis de dormir en paix. Tout au long, je me suis demandé aussi où Guy voulait en venir. J’ai eu la plupart des réponses, mais je suis quand même resté perplexe. C’est que les idées de Guy sont souvent difficiles à comprendre. Pourquoi pense-t-il qu’une relation durable génère la solitude ?


    Le plus important : Guy a quelque chose à dire. Ce n’est pas le cas de tous les auteurs. Et ce n’est pas facile, car c’est l’indicible. Et il doit absolument le dire, car c’est l’essentiel de nous-même.


    Si j’ai bien compris, Guy pense que la seule voie pour réaliser pleinement l’existence, c’est la communion des êtres grâce à la communication. Et il nous laisse entendre en même temps que c’est mission impossible. Comment s’arracher à cette tragédie ? Lisez, et vous saurez. Peut-être …


    Il y a beaucoup d’idées intéressantes sur la condition humaine, sur l’homme et sa quête d’existence. Et surtout, ce qui m’a procuré du plaisir, c’est la poésie. Pas étonnant puisqu’il s’agit de dire l’indicible. Oui, mais encore faut-il y parvenir. Il ne suffit pas de pousser très fort pour que ça sorte : il faut aller chercher l’inspiration parfois très loin. Un seul exemple : « Une force en lui, aussi violente que la beauté d’une fleur éclatée. »


    Le français est presque parfait. Il y a quand même les rares -très rares- autant qu’inévitables coquilles et maladresses : tout le monde ne peut pas faire appel à des correcteurs.


    Les connaissances scientifiques m’ont paru solides. Mais là encore, de rares erreurs sont inévitables. Ainsi : « L'eau, constituée de matière et d'énergie, intimement liées. » ?


    J’ai relevé d’autres imperfections, selon mon point de vue : certains dialogues peu naturels, trop de termes abstraits, un certain manque de clarté, quelque lourdeur parfois, dans le style. Ah, j’allais oublier l’abus des hyper-méga-superlatifs :« une jouissance infinie », par exemple. On ne pas toujours battre des records, et absolus de surcroît : c’est fatigant. Mais la perfection, la perfection absolue puisqu’elle serait au goût de tout le monde, me paraît inaccessible. Heureusement, avec le merveilleux outil qu’est l’ordinateur, il est possible à tout moment de faire des retouches, des corrections et même des transformations.


    Alors, lisez « Au Pays des Guignols Gris ». Vous en sortirez enrichis.


    Son évaluation :
    Réponse de l'auteur au commentaire de Georges :

    Je te remercie, mon cher Georges, pour ce commentaire aussi détaillé et aussi long. Et surtout je te dis merci pour la patience que tu as eu, de lire ce livre en ses trois parties.
    Avec le recul, quatre années après avoir rédigé cette oeuvre, je me rends compte que, pour un lecteur même "averti", je suis assez difficile à lire. Par exemple lorsque j'évoque dans l'épisode de la séparation, cette "solitude à deux" dans une relation durable, j'ai voulu dire que la part de solitude qui est celle de l'être seul (et ne communiquant pas alors) est aussi existante que la part de solitude qui est celle de l'autre être seul.En fait, les deux solitudes, confrontées l'une à l'autre, font cette solitude vécue à deux. Tayguète et Eridan se ressemblent, ils ont les mêmes aspirations, les mêmes émotions, ils ne peuvent donc que se confondre tous deux en un même être seul... qui ne peut plus communiquer.
    Et l'absence de communication fait retrouver à chacun sa solitude de toujours. Le désert commun qu'ils traversent ensemble est l'existence de deux déserts séparés.Mais Tayguète et Eridan, qui se sont éloignés l'un de l'autre en deux directions opposées, dans le désert, vont à un certain moment (au bout du même nombre de jours) revenir en direction du point où ils se sont séparés... Alors ils vont se retrouver et viendra la communication qu'ils n'ont encore jamais eu ensemble. Le prix à payer est cependant bien élevé puisqu'ils se retrouvent en fin de vie, vieillis, usés, décharnés, après une traversée de 17 jours dans ce "désert absolu"... Mais ils seront pour l'éternité, cette trace commune dans le sable, ces deux silhouettes d'ossements humains ne formant qu'une seule silhouette... Et que retrouveront, trois millions d'années plus tard, des gens venus d'un autre monde...



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